Nations nègres et culture – Cheikh Anta Diop

Nations nègres et culture - Cheikh Anta Diop
  • Nations nègres et culture – Cheikh Anta DIOP

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Avec quarante ans de recul on s’aperçoit que les grands thèmes développés dans Nations nègres et culture, non seulement n’ont pas vieilli, mais sont maintenant accueillis et discutés comme des vérités scientifiques, alors qu’à l’époque ces idées paraissaient si révolutionnaires que très peu d’intellectuels africains osaient y adhérer. L’indépendance de l’Afrique, la création d’un État Fédéral continental africain, l’origine africaine et négroïde de l’humanité et de la civilisation, l’origine nègre de la civilisation égypto-nubienne, l’identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies africaines, etc., tels sont quelques thèmes principaux explorés par Cheikh Anta Diop, l’historien africain le plus considérable de ce temps.

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Quelques mots sur l’auteur, Cheikh Anta Diop

Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Thieytou, dans la région de Diourbel (Sénégal). Sa famille est d’origine artistocratique wolof. À l’âge de 23 ans, il part pour Paris afin d’étudier la physique et la chimie mais se tourne aussi vers l’histoire et les sciences sociales. Il suit en particulier les cours de Gaston Bachelard et de Frédéric Joliot-Curie. Il adopte un point de vue spécifiquement africain face à la vision de certains auteurs de l’époque selon laquelle les Africains sont des peuples sans passé. C’est autour de cette réflexion que s’articulera son ouvrage Civilisation ou Barbarie.

En 1951, Diop prépare sous la direction de Marcel Griaule une thèse de doctorat à l’Université de Paris. Dans celle-ci, il affirme que l’Égypte antique était peuplée d’Africains noirs. La langue et la culture égyptiennes se seraient ensuite diffusées dans l’Afrique de l’Ouest.

Lorsqu’il obtient son doctorat en 1960, il revient au Sénégal enseigner comme maître de conférences à l’université de Dakar (depuis rebaptisée université Cheikh-Anta-Diop, UCAD). Il y obtiendra en 1981 le titre de professeur. Dès 1966, il crée au sein de l’UCAD le premier laboratoire africain de datation des fossiles archéologiques au radiocarbone. Le laboratoire étant en collaboration avec celui du Commissariat français à l’énergie atomique (CEA) de Gif-sur-Yvette. Il y effectue des tests de mélanine sur des échantillons de peau de momies égyptiennes. L’interprétation permettrait, selon Diop, de confirmer les récits des auteurs grecs anciens sur la mélanodermie des anciens Égyptiens.

Par ailleurs, dès 1947, Diop s’est engagé politiquement en faveur de l’indépendance des pays africains et de la constitution d’un État fédéral en Afrique. Jusqu’en 1960, il lutte pour l’indépendance de l’Afrique et du Sénégal. Il contribue également à la politisation de nombreux intellectuels africains en France. Entre 1950 et 1953, il est secrétaire général des étudiants du Rassemblement démocratique africain. Il participe aux différents congrès des artistes et écrivains noirs. Ainsi en 1960 il publie ce qui va devenir sa plate-forme politique : Les fondements économiques et culturels d’un futur État fédéral en Afrique noire.

 

Il est possible, toutefois, que le caractère dérangeant des thèses soutenues et le caractère sulfureux des thèses défendues par l’auteur depuis des années sur l’Égypte ancienne soient à l’origine de l’évaluation peu positive de ces travaux de Diop. Pour lui en effet, l’appartenance de l’Égypte ancienne au monde noir africain est une réalité qui n’a jamais fait de doute dans l’Histoire avant l’institutionnalisation de l’infériorité et l’absence d’histoire du Noir africain au XVIIIe siècle par l’intelligentsia européenne de l’époque. Sa thèse est publiée en 1959 et 1960 sous les titres : « l’Afrique noire Précoloniale » et « l’Unité Culturelle de l’Afrique Noire ».

Extrait nofi media